RELIZANE A L'ÉPOQUE DES COLONIES FRANÇAISES (2)

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le superbe album :

"RELIZANE
DE MA JEUNESSE
"
de Louis ABADIE

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Ces premières années sont dures, à Relizane, tant pour l’élément européen que pour les autochtones. Cette ville est touchée par la famine en 1866 et le choléra, en 1867, a aggravé la mortalité qui représente six fois plus de décès que de naissances.

En plus des familles qui vont cultiver leur concession, la colonisation capitaliste s’installe, sur la rive droite de la Mina, comme le souhaitait Napoléon III, par le truchement de la Société Générale Algérienne, au désespoir des colons de Relizane.
Ceux-ci se livrent à la culture du blé, de l’orge, du tabac et bientôt du coton, ces deux dernières cultures seront abandonnées au début du XXème siècle. La vigne avec des périodes fastes et également difficiles fait son apparition, tandis que les agrumes feront la richesse de la région grâce à l’irrigation, bien ordonnée.
Et Relizane a bientôt sa banque locale, exemple rare en Algérie, le Comptoir d’Escompte, qui, en accordant des crédits contribue à la prospérité de la ville et de la région.

Francine Dessaigne, qui nous a laissé de bons livres sur notre Algérie, a écrit dans « Journal d’une mère de famille pied-noir », ce qu’elle a vu à Relizane en 1950 :
«Relizane avait à cette époque un maire conscient de ses devoirs, dont la sollicitude municipale se manifestait dans les moindres circonstances de la vie de ses administrés. C’est ainsi, qu’il avait songé à adoucir les rigueurs de l’été les plus durs qui soient, en mettant des jets d’eau et créant de beaux jardins publics qu’il arrivait à entretenir verts au plus fort de la chaleur. Lorsqu’il fait 45 degrés à l’ombre, voir et entendre l’eau qui coule est presque aussi rafraîchissant que de la boire.
Il pensait à leur santé. Il avait fait construire un marché couvert en béton où les étalages de légumes rivalisaient de propreté avec ceux des bouchers. Les petites boutiques pourvues de réfrigérateurs, de vitres et de carreaux de faïence blanche, recevaient tous les européens et tous les indigènes. D’autres, fidèles à l’habitude, préféraient le marché à la viande qui se tenait près de la Mosquée ».



Les éditions Jacques Gandini, spécialisées dans la publication
de livres et documents sur l’Algérie de la période française
(1830-1962) proposent un vaste choix d’ouvrages, de cartes,
de plans, de photographies d’époque, de livres anciens.
Les albums de la collection “... de ma jeunesse” regroupent
des centaines de photographies récentes (1935-1962).
Ils rappelleront bien de merveilleux souvenirs aux pieds-noirs.
Ces magnifiques livres permettront aussi à leurs descendants,
nés après l’exode, de retrouver leurs racines.
La collection “Migrations” analyse les origines du peuplement
de l’Algérie française et les diverses nationalités qui ont contribué
à forger la communauté des pieds-noirs.
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